La graine de coco-fesses : un trésor botanique unique

Icône des Seychelles et curiosité botanique hors norme, la graine de coco-fesses, issue du palmier Lodoicea maldivica, fascine autant les botanistes que les collectionneurs, les musées, les décorateurs et les boutiques d’objets d’art. Connue dans le monde entier pour sa silhouette callipyge évoquant des fesses humaines, elle est surtout réputée pour être la plus grande graine jamais produite par une plante.
Entre espèce endémique, noix monumentale et symbole d’îles préservées, le coco-fesses cumule tous les attributs de la pièce d’exception : une origine précise, une culture limitée, une aura quasi mythique et un fort pouvoir décoratif.
Le coco-fesses : une graine géante originaire des Seychelles
Le coco-fesses provient d’un palmier unique, le cocotier de mer (Lodoicea maldivica), une espèce endémique des Seychelles qui pousse naturellement sur deux îles granitiques, Praslin (notamment la Vallée de Mai, classée UNESCO) et Curieuse. La plante est dioïque, lente, et ne produit que peu de fruits par palmier chaque année, avec des femelles portant quelques graines à différents stades de maturation. Un recensement récent piloté par la Seychelles Islands Foundation fait état d’environ 5 800 cocotiers de mer suivis, confirmant des peuplements concentrés et une fructification parcimonieuse.
Dimensions emblématiques (ordre de grandeur) :
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Poids moyen de la graine : jusqu’à 40 kg mais une moyenne entre 15 et 20 kg
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Longueur maximale : jusqu’à 50 cm pour la graine bilobée.
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Largeur/diamètre typiques : 28–30 cm en moyenne.
La graine de Lodoicea est donc, de loin, la plus grosse graine du monde en masse comme en dimensions.
💡Bon à savoir : malgré l’usage courant, le coco-fesses n’est pas le “fruit” au sens “comestible” du cocotier de mer mais bien sa graine bilobée. Le fruit correspond à la grande drupe qui l’enveloppe et met plusieurs années à mûrir.
Pourquoi cette graine se fait surnommer “coco-fesses” ?
Le surnom découle d’un constat visuel : la graine bilobée rappelle nettement un fessier humain. Cette analogie a été entérinée très tôt en français par l’adjectif callipyge, emprunté au grec ancien καλλίπυγος (kallípugos), littéralement « aux belles fesses », formé de κάλλος (kállos, « beauté ») + πυγή (pugḗ, « fesse »). Le terme est attesté en français dès le XVIIIᵉ siècle et popularisé par la Vénus Callipyge.
Il a donc servi d’épithète scientifique historique pour l’espèce, citée naguère comme Lodoicea callipyge. D’où l’usage courant de « coco-fesses » pour désigner la graine seychelloise dont la forme a fait la célébrité.
Pourquoi cette graine est-elle si rare ?
La graine de coco de mer est endémique des Seychelles et ne se développe naturellement que sur Praslin (notamment la Vallée de Mai) et Curieuse. Son aire très restreinte, associée à une protection stricte des milieux, explique déjà une grande part de sa rareté.
Plusieurs facteurs biologiques et écologiques s’additionnent :
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Cycle extrêmement lent : le fruit met en moyenne 6 à 10 ans à mûrir, puis la graine peut mettre jusqu’à 2 ans à germer. La production annuelle par palmier reste donc faible.
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Espèce dioïque et population limitée : mâles et femelles étant sur des individus distincts, la pollinisation et la fructification dépendent de peuplements concentrés et peu nombreux. Les suivis de terrain montrent seulement quelques milliers d'arbres.
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Exigences de milieu : ce palmier prospère dans des conditions microclimatiques particulières des forêts granitiques des Seychelles, difficilement reproductibles en serre à cause de la durée de culture, des besoins en chaleur et humidité, et de la lenteur de croissance des palmiers géants.
➜ Résultat : même avec la conservation active, le coco de mer reste une espèce rare, à recrutement limité et à commerce strictement encadré, ce qui maintient la graine dans la catégorie des pièces botaniques d’exception.
Est-ce que la graine de coco fesse se conserve bien ?

Oui. Une graine de coco-fesses (coco de mer, Lodoicea maldivica) correctement préparée et stabilisée se conserve plusieurs années, voire des décennies sans perdre son allure emblématique, à condition de respecter un environnement intérieur fiable. Les spécimens légalement commercialisés sont non viables (dégermés), bien séchés et parfois polis, ce qui limite les risques de rancissement interne et de développement de moisissures.
À respecter pour une bonne conservation :
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Température stable : idéalement 18–22 °C, loin des sources de chaleur (radiateurs, cheminées, vitrines à spots).
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Humidité relative maîtrisée : viser 45–55 % HR pour éviter la fissuration (air trop sec) ou moisissures (air trop humide).
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Lumière : pas d’ensoleillement direct, privilégier un éclairage diffus, non UV.
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Support adapté : un présentoir qui répartit les appuis sur la partie la plus large de la noix, sans points de pression (on en parle plus loin dans l’article).
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Poussière et dépôts : dépoussiérage à sec, chiffon microfibre, proscrire huiles, cires colorées et solvants.
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Chocs et manipulations : limiter les rotations et éviter le contact prolongé avec des surfaces abrasives.
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Surveillance : inspecter périodiquement l’aspect de la coque (fentes, tâches), l’odeur (signal d’humidité) et l’intérieur si la pièce est creuse.
Dans un intérieur tempéré et stable, une graine bien préparée se conserve durablement et garde son aspect des décennies. Cette longévité d’objet botanique exposable, combinée à une production naturelle très faible et à un cadre réglementaire strict, contribue directement à la rareté et à la valeur des pièces.
Le coco-fesses : une graine en danger
Le coco-fesses a longtemps été braconné pour ses prétendues vertus aphrodisiaques et pour son aspect hors norme. Pour enrayer la pression, les autorités ont durci le cadre : il est interdit d’en rapporter de voyage sans documents officiels, et le commerce est réglementé.
Comment reconnaître une pièce légale :
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Cachet vert clair collé sur la noix attestant l’origine contrôlée.
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Numérotation et traçabilité associées à la graine (provenance, année, statut).
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Documents remis à l’achat : justificatifs d’origine, mentions d’exportation et de propriété.
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Vente via boutique autorisée ou maison de vente reconnue, jamais en “souvenir” non tracé.
Les ventes aux enchères restent possibles pour des spécimens bruts, sculptés ou polis, notamment chez Drouot, Christie’s, Artcurial ou Bonhams, où l’historique de propriété et la conformité des documents sont examinés avec soin. En dehors de ces circuits, privilégier une offre claire en boutique spécialisée, avec conseils sur la conservation.
Comment présenter sa graine de coco-fesses ?
Exposer un coco-fesses demande un support précis pour sécuriser la pièce et révéler sa silhouette bilobée sans points de contrainte. C’est exactement le rôle du présentoir développé par La Bulle : un support en acier conçu pour épouser la géométrie de la graine au niveau de sa partie la plus large et stabiliser l’ensemble sans masquer la forme. Le dispositif s’articule autour d’une base discrète et de deux bras de maintien réglables.
Avant fabrication, vous nous transmettez les dimensions de votre graine (longueur, largeur, circonférence au point le plus large) afin que nous précalibrons le support.
À réception, un ajustement final simple permet d’optimiser l’appui et l’angle d’exposition, que la pièce soit brute, polie ou sculptée. Résultat : une présentation sûre, lisible et élégante, prête pour une vitrine de boutique, un cabinet d’objets ou un salon.

Les caractéristiques de notre présentoir pour coco de mer
Conçu pour une mise en valeur nette et sûre, sans marquer la coque :
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Matériau : acier formable, rigide et ajustable à la main
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Fabrication : origine France, finitions adoucies
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Bases disponibles : carrée 15 × 15 cm ou rectangulaire 15 × 12 cm (choix selon dimensions de la graine)
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Architecture : deux bras de maintien + une tige centrale verticale
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Tige centrale : jonc rond Ø 10 mm
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Tige de maintien : Ø 6 mm, positionnée 3 à 5 cm sous le point le plus large pour verrouiller l’assise
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Réglage final : mise en forme simple pour répartir les appuis et éviter tout glissement
Quel est le prix d’un coco-fesses ?
Compter quelques centaines d’euros pour une graine certifiée basique (petit gabarit, état standard), typiquement 300 à 800 €. Les beaux spécimens, bien conservés et de grande taille, se situent plutôt entre 1 000 et 2 500 €. En vente aux enchères, certaines pièces singulières (provenance, rareté, travail poli ou sculpté) peuvent dépasser 3 000 à 5 000 €, et des records franchissent parfois la barre des 5 000 - 10 000 €.
